May 31, 2014

"Grains de joli…"


Sable dans les yeux
qu’apporte le vent de mai
des dunes de fleurs

Quand chaque clin d’œil
fait crisser sous les paupières
les grains de couleur

6 comments:

  1. Couleurs grisantes
    Dans les rires chauds
    Irradie radieuse
    La séduction folle

    //

    Le poème et la prise de vue se complète si bien. C'est bientôt "L'été" et plus de "mais" qui tienne ! La couleur te va aussi sur le "plan Sans Cible" David

    Bises&Souffles.

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    1. Bonjour L.S., plaisir de te lire :-) Oui, c'est bientôt l'été et tu as raison il n'y a plus de "mais" qui tiennent ! Que le soleil t'entende :-) Quant à la couleur je ne sais pas si elle me va aussi, mais en tout cas je m'y efforce. La couleur c'est la vie n'est-ce pas ? Et je ne l'abandonne jamais tout à fait...
      :-)*

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  2. Si les grains de sable donnaient cet effet alors je ne me cacherai plus les yeux quand le vent soufflera.... :-)
    Des grains jolis et des petites perles de mots toujours aussi agréable à lire et regarder.

    (ps : je dirai que la couleur c'est la vie, oui, mais éphémère. Alors que le n&b fige un passé, certes, mais plus durable, plus profond.... les deux sont bien, mais je préfère ce qui est durable, ce qui reste ;-p)

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    1. Bonjour Terry et merci d’être passée, cela me fait très plaisir de te lire :-)

      Assimiler le n&b à la durée, à la profondeur, peut se comprendre dans la mesure où effectivement le n&b possède une certaine qualité du « minéral » qui semble figé hors du temps. Et par extension, opposant n&b et couleur, il est logique d’associer cette dernière à l’éphémère. Ce qu’elle n’est pas plus à mon avis que le n&b : la couleur est une propriété de la matière d’absorber tout ou partie du spectre de la lumière reçue, renvoyant le reste : les couleurs que nous percevons (lorsque nous en sommes capables). À ce titre la couleur, intimement liée à la matière, est aussi éternelle et profonde qu’elle ; autant que le n&b qui n’est finalement qu’une autre forme de coloration, à l’extrême réduite à ses principes de bases : lumière et obscurité. La différence tient peut-être à ce que la couleur évolue sans cesse, reflétant les changements d’état de la matière ; d’où cette impression de volatilité. Tandis que le n&b, en tant que création humaine (je ne suis pas sûr que le pur n&b existe dans la nature), possède la stabilité et la froideur des choses artificielles. Et parfois le n&b « épuise » à trop vouloir simplifier le réel, dans une espèce de déni face à l’impuissance de la photographie à représenter ce dernier dans toute sa complexité. En quelque sorte, choisir la couleur, c’est faire cet effort en empruntant le chemin le plus difficile, le plus frustrant aussi, car au bout du compte la couleur échoue tout aussi lamentablement que le n&b (et que nos propres sens) à restituer la plénitude du tangible. Ceci dit, quelle griserie si nous avions le pouvoir de conférer l’éternité au monde réel simplement en lui ôtant ses couleurs !

      :-)*

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  3. Ravie de t'avoir fait plaisir en me lisant, le chemin pour venir ici n'était pas si compliquer, suffisait de vouloir :-)

    Concernant l'exposé sur le n&b et la couleur, tu as surement raison, ma petite phrase n'était pas une philosophie sur le sujet, mais plutôt une métaphore par rapport à ce que tu as dit plus haut "Quant à la couleur je ne sais pas si elle me va aussi, mais en tout cas je m'y efforce. La couleur c'est la vie n'est-ce pas ? Et je ne l'abandonne jamais tout à fait..."
    Mais pas grave, surtout ne cherche pas à trop comprendre :-)

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  4. Ton commentaire à propos du n&b m'évoque instantanément Monet peignant Notre-Dame de Rouen à différents moments du jour et des saisons. Cette folie qui le guettait quand il voulait à tout prix capturer la mouvance colorée des algues des nymphéas...

    Pour ma part c'est le caractère éphémère du vivant qui en fait toute la préciosité. En photo j'aime tout. :)

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